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Purvis Young

Américain, 20ième siècle. 
Né en 1943, à Miami; décédé en 2010, à Miami.


Peintre prolifique, Purvis Young assemblait des morceaux de bois trouvés, des caisses et des panneaux de porte mis au rebut pour construire des surfaces rugueuses taillées selon différentes dimensions ainsi que pour créer des cadres peints rudimentaires avec des bouts de bois apposés dans le périmètre de la surface. Réalisées principalement à l'acrylique, les peintures de Young se distinguent par leur lyrisme et leur imagerie évocatrice au sein de compositions géométriques primaires. Il a établi un répertoire d'images qui reflète la vie urbaine de la rue telle qu'il la concevait (une foule qui danse, des femmes enceintes, de larges têtes et visages d'anges des «bonnes gens») et des symboles de mouvements et de liberté, y compris d'évasion au-delà des limites de la cité intérieure (chevaux, trains, et camions). Formant une iconographie personnelle, ces images ont été intuitivement imbriquées les unes dans les autres selon plusieurs combinaisons, à la fois dans les peintures sur bois et dans des livres faits à la main avec du papier trouvé dans des boîtes à  ordures, comme d'anciennes factures, des livres, des formulaires d'impôts, des programmes de remise de diplômes. 

Artiste afro-américain autodidacte, Purvis Young ne fréquente que brièvement l'école et est initié au dessin par un oncle. Il commence à peindre sérieusement alors qu'il est âgé d'une vingtaine d'années et qu'il se retrouve en prison pour un vol à main armée. Après sa remise en liberté, il passe des heures dans les bibliothèques publiques à regarder des livres d'art, admirant entre autres le travail de Rubens, Rembrandt, Van Gogh, et Cezanne. Faisant écho au mouvement des droits civiques et le Black Arts Movement (le mouvement des arts des Noirs), Young découvre à Chicago un «Mur du respect» qui lui semble un modèle de peinture murale pour le grand public. Inspiré par ce mouvement, il accroche des centaines de ses tableaux sur les murs de la Good Bread Alley dans le quartier de Miami où il réside, «inaugurant» une exposition qui reçoit  l'attention des médias et les éloges du monde de l'art. Ses œuvres ont été par la suite exposées dans des bibliothèques et galeries locales et vendues en quantité suffisante pour permettre à Young de gagner sa vie en tant qu'artiste professionnel. Il n'a cependant jamais été beaucoup plus loin que les rues qu'il aimait dépeindre ni très bien géré l'aspect financier de sa carrière.

- Charles Russell


Expositions sélectionnées

2006, Purvis Young: Paintings from the Street, Boca Raton Museum of Art, Florida

2005, Purvis Young Urban Painter Retrospective 1969-2004, Hurn Museum of Contemporary Folk Art, Savannah, Georgia

1998, Purvis Young: Painting the Blues, Springfield Museum of Art, Ohio

1983, Purvis Young: Books, Miami Dade Public Library System, Miami, Florida

1972, Purvis Young, Miami Museum of Contemporary Art, Florida

Collections sélectionnées

American Folk Art Museum
High Museum of Art
Philadelphia Museum of Art
Smithsonian American Art Museum

Bibliographie sélective

Moreno, Gean, "Purvis Young’s Predicament.”  Raw Vision, No. 36, Automne 2001.

Arnett, William. “On Purvis Young’s Mind.”  Souls Grown Deep: African American Vernacular Art of the South, vol. II. Tinwood Books, Atlanta, 2001.

Young, Purvis. “This Is the Life I See.” Souls Grown Deep: African American Vernacular Art of the South, vol. II. Tinwood Books, Atlanta, 2001.

Steiner, Wendy. “Purvis Young.”  Self-Taught Artists of the 20th Century: An American Anthology. Museum of American Folk Art, New York, 1998.

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